Nos parents ...
- 22 sept. 2017
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En repensant à toutes les recherches effectuées cette dernière semaine (et ce n'est pas fini...) sur nos ascendants, je me suis dis que s'il y avait bien quelque chose qui devait figurer dans cet espace de mémoire... c'était bien les carets d'identité de nos chers parents.
Celle du papa éditée en 1952 en sa qualité de photographe avant de devenir plus tard "Relojero" ... et celle de la Maman, éditée deux ans plus tard en 1954, sans profession reconnue puisqu'il ne devait pas être considéré comme un métier de se tuer au soleil depuis le matin jusqu'au soir à ramasser de l' "Algodon" qui pesait aussi peu que les maigres "pesetas" qu'elle devait gagner. Le DNI de la Maman restera cependant "collector" avec sa désormais mythique signature "No sabe" qui continuera de nous faire pleurer autant de rire que de "lastima" en imaginant ce que devait être sa vie et ses rêves de belle jeune fille à l'avenir si incertain.
Peut-être que finalement ces deux là eurent la chance de se rencontrer dans un des "pueblos" par lesquels passait notre père à priori d'une condition de famille plus favorable que celle de sa
future prétendante. L’analphabétisme faisait rage en ces temps où il devait être comme un privilège de savoir lire et écrire...
Heureusement que ceci ne fut pas l'argument que notre père avait retenu pour courtiser sa belle mais plutôt que ce dernier (argument) avait forcément du faire "tilt" et la différence dans les beaux yeux de notre tourtereau pour que plus jamais il ne lâcha l'affaire...
Les quelques photos ici et là sur ce site, vous en conviendrez: confirmant sans l'ombre d'un doute... la beauté naturelle de notre mère qui ne dut effectivement pas laissé indifférent le Papa.... Beauté dont elle (la Maman) ne devait pourtant avoir que faire en tant que femme une fois mariée et le début de sa progéniture mise en marche. Eh oui, les priorités ne devaient pas être dans le "cuidarse si mismo" mais bien dans les obligations de son rôle de mère nourricière d'abord puis nous élever ensuite ... Cela parce que le mariage était alors plus que jamais un acte qui conduisait les deux engagés "Pour le meilleur et pour le pire" à une totale réalité de l'engagement et ce, en dépit d'une simple dispute à venir (et il y en eu) ou d'un orage plus bruyant . Leur union avait scellé leur destin quoique ce dernier en décida... Et ce fut ainsi!
Alors n'oublions jamais ce que notre mère choisit de sa vie, certes imposé par les conditions, les mœurs, les cultures et les coutumes de l'époque ... et comment ne pas y voir un sacrifice total pour nous "Huit", ses enfants ... à cause de QUI elle n'eut guerre le temps pour faire ou penser à autre chose "pour ELLE". Qui accepterait aujourd'hui parmi nous une telle condition d'existence dans nos quotidiens connectés et parfois égoïstes, intéressés ou décalés ? Je ne crois pas que nous trouverions beaucoup de candidat parmi nous ou la grande armée de tous les autres ... à tenter cette "O combien" particulière et contraignante expérience.
Que notre plus estimable gratitude soit donc au minimum de ne jamais oublier ce dévouement; parfois cette dévotion et humilité qui par exemple ne posa non plus aucun problème d'amour propre à notre père au moment de tourner une page importante de sa vie et de décider en conséquence de passer de sa condition d'horloger à celle de manœuvre dans l'enfer des forges de la SFAC (à l'époque) dans un pays inconnu... pour permettre de faire subsister et faire vivre sa famille. Non ... il n'avait pas de problème d'EGO comme celui qui nous titille parfois (quoique je peux dire qu'il doit y avoir bien pire que le notre). Non... nos parents n'étaient pas des "père et mère" d'argent, pas vénal, pas angoissés par la hauteur de leurs comptes en banque ou par l'image qu'auraient les autres d'eux, de leur maison ou de leur voiture. Nos parents avaient choisi d'autres références, d'autres valeurs, d'autres richesses ... et je crois que nous devons leur en être infiniment et éternellement reconnaissant dans nos chemins de vie comme nous devons en être aussi les porteurs et messagers pour les générations de nos enfants.
Parfois, je me dis que nous ne leur avons pas assez rendu hommage, que nous ne leur avons pas assez hurlé on rendu ce qu'ils nous ont donné en "fois 1000". Surement qu'ils n'auraient rien demander ou attendu de cela et que de simplement leur avoir dit "Merci" (au Papa) pour un billet de "100 pesetas" qu'ils nous filaient pendant les vacances en Espagne pour aller acheter des "pipas" quand on était des gamins ou "Bravo ... esta muy buena" (à la Maman) pour une Paella à tomber par terre .... devait leur suffire ! Alors ...
N'oublions jamais ce qu'ils Furent et ce qu'ils Firent pour NOUS.... Car ça: ça a vraiment une vraie IDENTITÉ










































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