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Il était une fois... il y a presque Deux siècles ...

  • 12 sept. 2017
  • 6 min de lecture

Eh oui ... Je me demandais comment continuer à faire vivre notre site familial... Comment capter et diffuser un peu d'émotion, fusse-t-elle mystique ou singulière. Et puis je me suis dis : "Il faut essayer de trouver des données sur nos ascendants, aussi loin que nous puissions remonter dans les couloirs du temps"! Alors j'ai cherché les numéros de téléphone des mairies de là où sont nés nos grands parents et puis je me suis lancé, à vrai dire sans beaucoup d'optimisme quand à ce que j'allais pouvoir obtenir...


Et puis tout d'un coup, je me prends "l'impossible" en pleine face... Quel ne fut pas mon effarement quand je me rendis compte que finalement, il y a encore des choses bien rangées dans les archives des institutions publiques, même avec quelques millimètres de poussières comme seule protection... et surtout qu'il y a encore des gens magnifiques et serviables qui sont prêt à t'aider, à te renseigner, à contribuer à ce que tu recherches ... et au final: à te faire plaisir.


Ainsi, à chacune des secrétaires de mairie de "Serón" et de "Cuevas del Becerro", j'ai détaillé l'objet de mon appel en le romançant un peu, en leur faisant sentir l'importance viscérale qu'avait cette démarche personnelle pour moi mais aussi collective pour nous... et au bout de mes explications et de leurs silences à m'écouter: je leur ai demandé de bien vouloir chercher dans les registres civil qu'elles géraient, s'il y avait trace de "nuestros abuelos" ( dont j'avais donné les références que j'avais)... et de chercher même au sujet de leurs parents et même de leurs "abuelos" à eux! Plutôt séduites par une telle requête aussi spéciale, elles me préviennent cependant que les éléments antérieurs à 1871 étaient ou rares ou inexistants car le début des recensements officiels ont pour date "zéro" cette année là où l'administration décida de commencer à enregistrer ce qui concernait les populations et les citoyens. Et puis j'ai raccroché, m'accrochant au seul espoir de ces deux personnes autant que le survivant d'une île s'accroche à la une bouteille qu'il jette à la mer.


Ce qui est incroyable c'est qu'en moins d'une heure, les deux secrétaires m'ont envoyé des infos par mail (Voir dans la pages "Arbre" du site) qui je dois l'avouer, au moment de cliquer sur ma souris pour ouvrir leurs messages, m'ont donné la chair de poule et une indescriptible émotion quand sont apparus ces données qui soudainement me projetaient dans un temps si lointain à l'échelle du notre... Oui, un morceau de temps de près de deux siècles d'existence où nos ancêtres donnaient la vie au cœur d'une époque et de conditions ancestrales pour qu'un jour leurs descendances donneraient à leur tour ces autres vies qui aujourd'hui sont les nôtres.


Quel sentiment bizarre, incroyable et presque unique de découvrir plus d'un siècle après leurs naissances, les noms de ceux qui étaient leurs ascendants. J'ai dévoré ces copies presque testamentaires en investiguant chacun des mots et des lettres qu'il m'était possible de décrypter... en essayant donc de déchiffrer ces parchemins "Collector" (Actes de naissance) écrits par les quelques uns "privilégiés" , instruits de savoir et qui à l'époque étaient si peu nombreux à savoir écrire, souvent d'une même écriture typographique et pointue aux limites de l'illisible ... Ainsi en discernant avec minutie chaque pièce de ces documents j'ai pu y découvrir quelques renseignements et faire quelques observations en mettant tout sur la table de l'enquête de nos origines qui me font toucher de l'esprit ce qu'étaient et représentaient leurs existences, leurs relations et leurs chemins de vie.



J'ai pu recevoir ainsi: les extraits de naissance de nos deux grands parents paternels où je découvre entre autres:



- Que le père du Papa s’appelait en fait : "Antonio Maria de Los Angeles (Olé!)


- Que "l'abuela chica" s'appelait : "Maria de los Remedios Teresa Virginia Florencia ( Re-que-te Olé!)


- On y apprend aussi que les parents de "l'abuela" chica avaient 52 ans (son père) et 46 ans (sa mère) quand elle est née! ... Ainsi : le père de l'abuela est donc né en 1848 et donc son propre père: probablement autour de 1820 ... il y a deux siècles !!!


- Que les parents du grand-père avaient 35 et 33 ans quand il est né ...


- On voit aussi dans l'arbre généalogique que du côté du père, les ascendants se mariaient (presque) tous entre cousins ... et la consanguinité ne devait être ni tabou ni immoral mais bien une pratique normale quand on habite tous dans le même tas, le même lieu et ce, pendant toute une vie!


- Dans l'acte de naissance du grand père (♥) ... la secrétaire écrit "Tesifona" pour désigner sa mère au lieu de "Antonia" qu'elle s'appelait réellement... Ah! le mite de "L'abuela Tesifona"!


- Aussi que "l'abuela chica" est née à 11h le matin, que son mari, notre grand père c'était à "las dos de la tarde" ... et qu'à l'époque, ils naissaient tous à la maison comme les chats et les chiens derrière un tas de bois!


- Parfois l'info de leur décès remonte au dépositaire du registre civil et c'est annoté dans la marge par une autre écriture... presque cents ans après sur le même papier!



Du coté de la Maman ... Eh oui, j'apprends que les données de ses ascendants sont certainement partis en fumée lors de la guerre civile d' Espagne, du coup on ne peut remonter à la même échelle de génération de notre père ... que pour ce qui concerne "el abuelo" (père de la maman) - celui qui se jouait dans l'enfer du jeu et du vice, au détriment de sa famille et des siens, : le maigre butin de son travail et les quelques brebis qu'il possédait.


Acte de naissance de notre mère ...

Et puis, il y l'acte de naissance de notre chère mère (♥) reçu intégralement où on y déduit que la grand mère ne devait pas savoir qu'elle age elle avait quand elle a déclaré la maman puisque l'acte dit qu'elle avait 19 ans alors que si "l'abuela" est née en 1916 et la maman en 1937 ... elle en avait bien 21 ... et pas 19!


Il y est noté aussi qu'elle se maria bien un 31 juillet 1960... En Andalousie on se marie bien le dimanche...

Dernière Minute ... 14/09/2017 à 14h40 ... Je viens de recevoir l'acte de naissance de notre cher père envoyé depuis depuis la mairie de Peñarroya Pueblonuevo ... C'est incroyable comment les curés se permettaient d'inventer des prénoms aux enfants qu'ils baptisaient ... car je ne vois pas dans cet acte le prénom de "Nicasio" ... ces enfoirés de l'église faisaient croire aux ignorants et analphabètes qu'ils "gouroutaient"... qu'il y avait "Dieu" dans chaque paroisse et ils s'autorisaient ce qu'ils voulaient devant nos arrières grands parents crédules et soumis aux codes de la religion qui tenait les gens ! ... Par ailleurs on peut noter que la déclaration de décès du Papa est arrivée au registre civil d'où il est né: trois mois après son dernier soupir ! On note encore sur ce document que sa grand mère est toujours appelée "Tesifona" au lieu de Antonia ... Y'a quand même un mystère derrière ce prénom!


Il n'y a pas de photos de ces lointains arrières grands parents, il n'y eu pas de peintres pour les dessiner. Il ne reste finalement que nos imaginations pour les voir vivre dans leurs milieux respectifs en ces temps reculés où la promiscuité et la misère devaient s'inviter au quotidien bien souvent. Qu'imaginaient-ils du confort et de ce que serait le monde que nous vivons aujourd'hui? On pourraient croire qu'ils étaient plus près d'être pauvres que fortunés mais cela avait-il une importance s'il étaient avant tout "Heureux" de la richesse de leurs familles, de la simplicité d'une relation amicale ou du partage d'une paella autour d'une immense tablée de frères, cousins et parents!. Je ne sais pas s'ils nous ont transmis un peu de cela au travers de leurs gênes mais il me semble parfois que ça nous habite un peu dans l'ADN que nous portons, dans les choses que nous aimons, dans les choix que nous faisons, dans les orientations que l'on donne à nos vies, dans les priorités que l'on marque pour nos enfants. Oui, je crois à cela dans la transmission, dans tout ce qui se lègue par instinct, par nature... dans tout ce qui se nomme et se construit autour des valeurs et de l'amour des siens. Je crois qu'en cela ils avaient tracé un certain chemin et j'en ressens une immense fierté que chacun de nous en porte un bout de flambeau !


Voila donc un bout de notre histoire étendue sur une longueur de deux siècles, surement aujourd'hui faite de poussière, de vent et d'infiniment dérisoire pour la partie la plus lointaine mais en tous les cas: tous ces éléments, toutes ces traces et tous ces témoignages manuscrits représentent comme une pierre précieuse dans ce que furent nos origines et dans ce qu'il nous reste à perpétuer par nos mémoire à nous, 5ème génération depuis l'arrière - arrière grand père "José Castaño Perez - grand père du père du papa... avant que peut-être celle de nos enfants, la 6ème: prenne la suite et pérennise au travers des temps à venir: le sens de leur appartenance à une famille, une caste, un esprit ... un nom! ... CASTANO ou, et CASTAÑO


(♥) - Cliquez sur les images pour ouvrir le document complet des actes de naissances.


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